Statistiques pour la France
* 500 000 brûlures par an dont 400 000 par accidents domestiques et 100 000 lors d'accidents du travail et de la circulation.
* 10 000 hospitalisations et 3 500 hospitalisations en centre aigu.
* 1 000 décès par brûlure.
Deux pics de fréquence : Les jeunes adultes : c'est la deuxième cause de mort accidentelle. Les enfants entre 1 et 4 ans : ils ont une probabilité de se brûler 3 fois plus importante que le reste de la population.
La brûlologie, une discipline médicale à part entière
La brûlure est un polytraumatisme. Afin d'y faire face, de nombreuses compétences médicales, paramédicales et soignantes sont impliquées à chaque étape de la prise en charge de la personne brûlée. De la bonne coordination entre tous ces acteurs dépend le résultat, aussi bien fonctionnel, esthétique, psychologique que social.
La brûlure est une pathologie fréquente : chaque année, en France, 500 000 personnes en sont victimes. Parmi elles, 10 000 sont hospitalisées et 3 500 sont prises en charge dans des structures spécialisées. Si ce sont les flammes qui sont à l'origine de la majorité des accidents graves des adultes, ce sont les liquides chauds qui représentent le plus grand danger chez les enfants, pour lesquels, entre 1 et 4 ans, la probabilité de se brûler est multipliée par trois. Il existe en France 22 centres spécialisés, dont cinq en région parisienne : un à Clamart à l'hôpital militaire de Percy, un autre à Suresnes à l'hôpital Foch et trois au sein des hôpitaux de l'AP-HP. Le service des brûlés à Cochin, à Saint-Antoine. Les enfants sont orientés vers l'unité à Armand-Trousseau.
De nombreuses compétences médicales, paramédicales et médico-sociales sont impliquées dans la bonne prise en charge de cette pathologie accidentelle, qui demande avant tout de l'expérience. Néanmoins, au regard des données épidémiologiques, " deux tiers des brûlés hospitalisés le sont en dehors des centres aigus, c'est-à-dire en dehors de la compétence .Ils sont pris en charge dans des services pour lesquels le traitement de cette pathologie est occasionnel. Or cette réflexion sur la prise en charge spécifique pour tous les brûlés est fondamentale, dans la mesure où, de sa qualité, dépendent des résultats physiologiques, fonctionnels, mais aussi esthétiques. Et par voie de conséquence, psychologiques et sociaux.