Comment détermine-t-on la gravité d'une brûlure ?
Pour pouvoir estimer la gravité d'une brûlure et ainsi orienter la thérapeutique, il faut tenir compte à la fois de l'âge du blessé, de la localisation de la brûlure, mais aussi de la surface atteinte et de sa profondeur.
La gravité d'une brûlure est fonction de différents paramètres : la surface atteinte par la brûlure, sa localisation, sa profondeur et l'âge du blessé. De plus, les brûlures respiratoires aggravent le pronostic. La surface atteinte est évaluée en pourcentage de surface cutanée brûlée, par exemple la paume de la main équivaut à 1 % de la surface totale de la peau. La profondeur, quant à elle, dépend à la fois de la température atteinte par la peau et de la durée d'exposition à cette température.
On distingue trois degrés :
Le premier correspond à une brûlure superficielle de l'épiderme, qui est la couche externe de la peau. Son aspect est rouge, sans cloques, et la brûlure est douloureuse. Classique dans les cas de coups de soleil, elle cicatrise en quelques jours, sans aucune séquelle.
Le deuxième degré est caractérisé par l'existence de cloques. Si la brûlure n'atteint pas le derme, on parle de brûlure au deuxième degré superficiel. Le plancher de la cloque est alors rouge et la douleur très forte. Mais en une à deux semaines, tout est cicatrisé, également sans séquelle. Le deuxième degré profond est beaucoup moins douloureux. Il fait apparaître des cloques au plancher blanchâtre, qui mettent environ un mois à cicatriser. Dans ce cas où le derme, couche plus profonde de la peau, a été atteint, la brûlure laissera une cicatrice indélébile.
Enfin, le troisième degré. Il correspond à une brûlure de la totalité de l'épaisseur de la peau. Il n'y a pas de cloques, mais une nécrose adhérente, qui ne peut pas conduire à une cicatrisation puisque l'organe peau a été totalement détruit. La solution est donc de faire une greffe cutanée, pratiquée après avoir chirurgicalement enlevé la zone nécrosée.