Les victimes d'actes de violence, s'adressent, elles, directement à la justice civile, ou pénale, en se constituant partie civile, pour obtenir réparation intégrale de leurs préjudices .
Connaissant la durée des procédures judiciaires (40 mois en moyenne en ce qui concerne les réparations des dommages corporels causés par les accidents de la route contre 15 mois par la voie amiable), on a souvent intérêt à choisir la voie du règlement amiable, bien plus simple et plus rapide lorsqu'elle est possible.
D'après les statistiques récentes, cette voie ne paraît pas aussi rentable que la voie judiciaire. Le montant moyen des indemnisations est 30 % inférieur en amiable que par voie judiciaire .
Cependant, l'analyse de ces statistiques démontre que beaucoup de ces dossiers réglés à l'amiable l'ont été par des personnes isolées, non assistées, non conseillées et qui n'ont peut-être pas, de ce fait, obtenu tout leur dû.
La voie amiable peut permettre d'obtenir d'aussi bons résultats que la voie judiciaire et ceci beaucoup plus rapidement si le blessé s'assure du concours d'un médecin expert indépendant et d'un avocat spécialisé en réparation du dommage corporel, qui garantissent la mise en oeuvre d'un débat réellement contradictoire tout au long du processus d'indemnisation.
Ainsi, un règlement amiable de votre indemnisation doit bien entendu être tenté dans le but d'une transaction rapide. Si celle-ci ne peut aboutir du fait d'un désaccord avec le responsable (ou l'organisme qui l'assure) quant à la responsabilité ou quant au montant de l'indemnisation proposée, il faut bien sûr envisager la voie judiciaire.